Communication non violente : l'observation (étape 1)
Comment communiquer sans attaquer l'autre, sans qu'il se braque, pour que la discussion avance vraiment?
C'est la grande question derrière la communication non violente (CNV), une approche qui compte quatre étapes. Cette vidéo aborde la première : l'observation.
Les difficultés de communication sont au cœur de nombreuses consultations en thérapie individuelle et en thérapie de couple. Apprendre à distinguer les faits des interprétations constitue souvent une première étape vers des échanges plus apaisés.
Qu'est-ce que l'observation en CNV?
L'observation, c'est s'en tenir aux faits — à ce qu'une caméra pourrait capter — plutôt qu'à une interprétation. Dire qu'une personne est « généreuse » ou « égoïste » n'est pas un fait observable : c'est une lecture personnelle de la situation. Ce qui est réellement observable, c'est par exemple qu'une personne a donné une pomme à une autre. Le reste — générosité, pitié, ou simple envie de faire de la place dans son sac — relève de l'interprétation de chacun.
Cette nuance change tout dans une conversation difficile. Des mots comme « toujours » et « jamais » ou des expressions floues comme « arrête de crier » mettent l'autre sur la défensive parce qu'ils généralisent ou jugent plutôt que de décrire. La personne visée se sent alors attaquée, et la communication se referme au lieu de s'ouvrir.
Un exemple concret : remplacer le vague par le précis
Une consigne vague comme « parle moins fort » laisse l'autre deviner ce qu'on attend de lui. Une consigne observable et précise, elle, donne un repère clair. Demander à quelqu'un de parler « moins fort que moi », par exemple, transforme une attente floue en un objectif concret et atteignable. Ce type de repère facilite l'ajustement progressif et nourrit même l'empathie, puisque la personne doit se mettre à l'écoute de l'autre pour évaluer où elle se situe.
Le même principe s'applique en couple ou en famille. Plutôt que « tu ne fais jamais la vaisselle », il est plus efficace de nommer un fait précis et récent : « hier, tu n'as pas fait la vaisselle ». Cette formulation évite la généralisation, qui pousse presque toujours l'autre à se défendre plutôt qu'à s'ouvrir.
Un contexte clair, mais bref
Une bonne mise en contexte se limite à un maximum de trois éléments factuels. Trop de détails rendent le message difficile à suivre et empêchent l'interlocuteur de saisir l'essentiel. L'objectif n'est pas de s'attarder sur le contexte, mais de poser une base claire avant d'exprimer ce qui est vécu intérieurement — ce qui constitue la deuxième étape de la CNV, abordée dans une prochaine vidéo.
Pourquoi observer avant d'interpréter change tout
Maîtriser l'observation, c'est poser les bases d'une communication de couple plus saine et d'une meilleure gestion des conflits du quotidien. Cette compétence s'apprend et se pratique, que ce soit dans une démarche de thérapie de couple, de thérapie individuelle ou lors d'une formation en communication à Montréal. Prenez rendez-vous ici pour amorcer une démarche adaptée à votre situation.